• Bonjour à toutes et à tous,

    l'Association PAYSARBRE organise une journée de cueillette collective au verger d'amandiers d'Emilie et Djemal.

    Ce verger nous a été confié en gestion ce printemps et c'est avec plaisir que nous vous y convions pour la récolte ce dimanche 7 septembre.

    Nous vous proposons de récolter avec nous et  de repartir avec des amandes si le cœur vous en dit.

    Elles seront disponible au tarif adhérent de 2 euros le kilo.

    Si vous avez des cagettes voir des filets, venez avec.

    Rendez vous le 7 septembre à 9H30 au verger 

    situé sur la vieille route qui va de Poujols à Pégairolles

    La piste qui y mène est située sur votre gauche en face d'un gite aux murs roses et sera signalée par un panneau PAYSARBRE.

    Merci de vous garer en bas le long de la route.

    Nous partagerons à midi un repas tiré du sac.

    Nous évoquerons aussi ensemble les prochains rendez vous d'entretien de ce verger ( taille et amendement à l'automne)

     

    Arboricolement votre.

    L’équipe PAYSARBRE


    votre commentaire
  • Voilà un petit point sur nos actualités.

     

     LES ADHESIONS

     L'association ayant pris naissance au cours de l'année dernière, les adhésions 2013 restent valables pour 2014.

     L'occasion pour nous de vous remercier pour votre soutien qui nous conforte dans nos désirs et nos actions.

     

     LA RECOLTE DES OLIVES

     Une petite dizaine de personnes ont pris part à la récolte. Nous avons ramassé 130 kg d'olives qui ont données 19 litres d'huile.

     Le produit de cette récolte sera distribué aux cueilleurs et autres contributeurs. Contactez nous pour venir chercher votre huile.

     Nous avons des nouveaux contacts de propriétaires manquant de temps et/ou d’énergie pour entretenir leur verger.

     Ainsi petit à petit les productions vont se diversifier et augmenter si nous trouvons les moyens de nous organiser pour la gestion de nos territoires.

     Notre avenir et notre sécurité alimentaire dépendent entre autre, de notre capacité  à (re)devenir paysans

     et à inscrire ce "Nous" dans la terre qui le porte.

     

     LES ACTIONS A VENIR

     __Vous trouverez plus bas l'invitation pour une Journée d'Initiation à la greffe le 23 février

    __Les 15 et 16 février nous participons également à un chantier initié par la Manufacture des Paysages

     qui a pour objet de mettre une friche en usage et en culture. Un joli moment de convivialité en perspective.

     Plus d'infos sur le blog de cette initiative :

     http://vousetesici34.canalblog.com/

     __ Au mois de mars et avril viendront encore des instants partagés autour de ce qui nous anime. ( Taille des oliviers, Greffes)

     

     Merci de votre attention.

     Nous sommes ouvert à toutes demandes et questions concernant nos actions.

     Bien cordialement

     Tangi

     


    votre commentaire
  • Promenons-nous dans les bois...

     

    Une conférence forestière c'est une promenade en forêt et en ma compagnie.

    Elle s'adresse à tout public curieux de son environnement.

    Il est préférable que le groupe auditeur ne dépasse pas une vingtaine de personnes.

     

     Essayons maintenant d'en évoquer le contenu.

     Ce qui me motive c'est de travailler sur le regard que nous portons à ce qui nous entoure.

    J'ai constaté bien souvent que mes contemporains avait une vision statique du paysage. Très attachés à l'image, ils en oublient parfois la dimension dynamique et vivante de l'histoire. Or la vie est mouvement, interactions et interdépendances. Il y a de très nombreux paramètres qui participent à l'établissement du paysage rural et de la forêt. Loin de moi l'idée de vouloir tout expliciter. Je n'ai pour cela ni les compétences ni le désir. La vie ne s'explique pas. Elle se partage.

    Partager mes visions forestières. C'est cela que je tente de faire.

     Ainsi nous pourrions nous rendre ensemble en forêt et essayer d'y trouver des chemins.

    Hasardeuse entreprise j'en conviens mais oh combien excitante.

    Peut être distinguerions nous le chemin du végétal qui va de la roche mère à la forêt.

     Nous n'éviterions pas de rencontrer l'Humain dont le nom même devrait lui rappeler ce qu'il doit a la terre et à l'humus mais qui souffre d'amnésie chronique.

     Nous pourrions aussi bien nous perdre sur les chemins de traverses de la philosophie et de nos origines. Nous évoquerions alors la mère Nature, la vierge Artémis, la Licorne et la place prépondérante de la forêt dans la construction de nos sociétés occidentales.

     A moins que nous ne croisions les cheminements des botanistes et autres chercheurs. Alors nous ferions de la place à l'écologie, la pédologie et autre disciplines qui se retrouvent au carrefour forestier. Nous apprendrions alors à mieux connaître le sol, l'arbre, ses diverses essences et leur usages.

     

     La forêt est le lieu de l'égarement et des métamorphoses.

     

    Il est difficile d'y retrouver son chemin et on en sort souvent changé.

     

     Toutefois soyez rassuré. Il est une voie dont nous ne devrions pas nous écarter, c'est celle du cœur.

     

    Je n'en connais pas d'autre.

     

     

     

     Tangi.

     

     paysarbre@mailoo.org

     

     

     


    votre commentaire
  • Le texte qui suit est en grande partie tiré de "la science nouvelle", un texte de Giambattista Vico, un philosophe italien du 18ém siécle.

     

     

     

    Disséminés dans les forets primitives qui s'étendirent sur la Terre après le déluge, les descendants de Noé perdirent progressivement leur humanité, de génération en génération, et devinrent des créatures solitaires et infâmes, vivant sous un toit de branchage. Brutes et « géants ». très tôt abandonnés par leurs mères, ils grandirent sans famille et sans conscience, se nourrissant de fruits et cherchant l'eau. Brutaux, inquiets, incestueux, ils ne connaissaient pas de loi supérieure a celle de leur propres instincts ou désirs. Ils copulaient ouvertement, brutalement et sans honte, sans retenir en aucune manière les mouvements de leur corps, et la foret résonnait sans cesse de leurs grognements. 

      Errant dans les forets devenues extrêmement denses, les géants ne pouvaient imaginer l'existence d'un ciel derrière les frondaisons qui les protégeaient.

     Un jour, le tonnerre éclata dans le ciel qui se zébra d'éclairs pour la première fois depuis le déluge. C'est alors que quelques uns d'entre ces géants, épouvantés et stupéfaits devant ce phénomène dont ils ignoraient la cause, levèrent les yeux et aperçurent le ciel. Ils y virent un grand organisme animé et l'appelèrent pour cette raison Jupiter. Ce fut le premier des dieux et ces hommes s'imaginèrent que par l'éclat de la foudre et du tonnerre il s'adressait a eux.

     Ce premier éclair a du surprendre certains des géants en pleine copulation. Ils interprétèrent ce signe comme l'ordre d'éterniser l'union sexuelle et de devenir monogame. Ainsi est née l'institution du mariage qui ne pouvait s'instituer dans les forets qui favorisaient la dispersion, l'indépendance, le chaos, la polygamie, et même l'inceste.

     En somme pour que la famille puisse s'établir comme institution divine à ciel ouvert, elle devait déboiser son espace au cœur des forets et créer une clairière. Ensuite la famille marqua son territoire en inhumant ses morts. Elle s'enracinait dans le sol, ou humus, sous lequel vivaient les pères ancestraux. L'humanité est liée a ces rites. L'humus fonde l'humain.

     La clairière était pour les anciens comme un œil. C'est Vulcain, le maitre du savoir faire technique, qui ouvre l'œil. Il met le feu a la foret pour apercevoir l'éclair et en lire les auspices. Vulcain crée la foudre pour Jupiter, forge les armes guerrières des géants et envoie le missile dans l'espace en maitrisant les pouvoirs du feu sacré.

     Les choses se sont succédé dans l'ordre suivant : d'abord les forets, puis les cabanes, les villages, les cités et enfin les académies savantes.

     La nature des peuples d'abord cruelle, devient ensuite sévère, elle gagne par la suite en bienveillance, devient délicate avant de se perdre dans le libertinage. Une fois que l'esprit développe pleinement ses facultés d'abstraction, la raison critique devient ironique. En réfléchissant aux coutumes du passé, l'ironie découvre qu'ils étaient fondés sur des erreurs et des croyances. Ainsi une conscience qui atteint le stade de l'ironie tend a récuser l'autorité de la tradition. La distance avec le passé se creuse. Et l'ironie se change en cynisme débridé. Ce sont là les conditions de la naissance d'une nouvelle barbarie au cœur de la cité éclairée des hommes.

    Ravalés au rang des bêtes, ces hommes se sont accoutumés a ne penser qu'a leurs intérêts particuliers. Dans leur vie de raffinement ou, pour mieux dire, d'orgueil, un rien les emporte et les met dans une fureur folle. La multitude qu'ils composent n'est plus en réalité qu'une masse de corps et dans l'extrême solitude de leur âme, ils vivent livrés a leur propre désir, chacun ne songeant qu'a satisfaire ses caprices, incapable par la du moindre accord avec son voisin. Telles sont les raisons qui jointes aux factions et aux guerres civiles, transforment les cités en foret servant de repaire a ces hommes. De longs siècles de barbarie suivent, recouvrant de leur rouille des esprits devenus pervers a force de subtilité et de malice et que la barbarie née de la réflexion avait rendus plus cruels encore que l'antique barbarie, œuvre de sens.

     Tandis que la cité se désintègre de l'intérieur, la foret l'envahie de l'extérieur.

     Le travail de l'histoire s'écroule sur le sol. L'humus des ancêtres.

     Quand les commandements souterrains des morts cessent de convaincre les générations ironiques, les forets recouvrent progressivement les clairière et ferment les paupières des derniers hommes.

     


    votre commentaire
  • Cent ans de solitude dans un seau à compost

     

    Parfois le hasard des situations provoque des réactions inattendues. Ainsi ma lecture du moment au fond de mon seau à compost a provoqué chez moi une sorte d'association d'idées singulières que j'entreprends de vous livrer telle quelle.

     

     En fait je voudrais aller plus loin dans la description du processus qui m'amène aujourd'hui à m'exhiber de la sorte. Mettre au jour les mécaniques complexes qui président à nos destins.

     

    J’œuvrais avant dans le domaine de la "Culture" et maintenant je cultive une forêt.

    Mais revenons à la culture ...

     

    Entendons nous bien, je ne vous parle plus ici de la "Culture" qui s'étale telle de la confiture sur les quotidiens sans vie de nos contemporains à grand renfort de communication, de festival et de centres culturels ( J'ai pour elle perdu le gout par manque de sens surtout). Non. C'est bien de culture que veux parler pourtant. De cette culture que les philosophes opposent à la nature. De la communauté formée par l'animal humain et son environnement. De ce désir de capturer la licorne qui n'a jamais quitté l'humanité. De la mécanisation de l'agriculture qui a accéléré la domination humaine. Cette machine qui à fait perdre la valeur à la sueur du paysan. Cette machine qui par ses limites a déclaré non rentable les terres qui lui étaient inaccessibles. Nous y voilà au terrain de l'histoire, de mon histoire, de celle que je souhaiterais partager.

     

     Effectivement, en méditerranée, ce sont des milliers d'hectares qui faute de culture sont en train de retourner à leur état primaire . La forêt. C'est là que nous pourrions parler de cent ans de solitude . La solitude des derniers jardiniers prenants conscience du retour au sauvage. Cent ans. C'est par voie de conséquence l'age des forêts que j'observe. Cent ans de sauvagerie pure. C'est étonnant tout de même que nous laissions ainsi se réinstaller le sauvage sur nos terres. Après tant d'acharnement à le dompter. C'est triste aussi toute cette histoire qui disparaît doucement sous le couvert forestier. Des milliers d'années de culture. Un paysage édifié lentement, pierre après pierre, générations après générations et voué à la disparition où a sa réinstallation paysagère sur les nombreux rond point qui ornent les entrées de nos villes. Mais en y réfléchissant, n'y a t'il pas corrélation entre la sauvagerie de ce système et celle du paysage.

     

     Car si sauvagerie il y a, c'est bien au cœur du système qui intègre nos vies. Pas de paix possible en terre néo-libérale. Pas dans l'état actuel des choses. « Il n'y a rien à attendre du commerce avec les hommes» écrivait Henry David Thoreau dans une de ses nombreuses correspondances. Ce fut mon unique posture ces dernières années. C'était aussi pour moi le temps d'un deuil difficile. J'ai trouvé dans la rencontre avec la vie végétale la force de continuer . Et me voilà, face à vous, prêt a tout pour vous transmettre mes visions forestières et jardinières.

     Arrivés à ce stade du récit il me faut faire mention de monsieur Frank Lepage et de sa Scop d'éducation populaire «Le Pavé». http://www.scoplepave.org/. C'est en écoutant ce monsieur à la radio et en découvrant son travail et celui de son équipe que je me suis lancé dans la présente aventure. Développer une conférence forestière. C'est l'expérience à laquelle je vous convie. Une rencontre interactive entre vous et moi, entre vous et votre jardin, entre vous et votre environnement.

     

     Voilà pour le survol du programme. Pour moi tout cela est encore très flou. L'expérience est en marche. Il me reste beaucoup à faire pour rendre tout cela plus clair, plus lisible. Peut être avez vous une place à y prendre. Ne sommes nous pas tous les bourgeons d'un même arbre ?

     

     Merci à vous d'être au monde et de me lire avec bienveillance.

     

     

     Tangi.

     

     

     


    2 commentaires